- Baisse de la durée maximale d’indemnisation pour les
ALD non exonérantes
Publié au JORF du 18
septembre 2026, ledécretn°2026-866
du 16 septembre 2026 vient réduire la durée d’indemnisation des arrêts de
travail pour certaines affections nécessitant un arrêt de travail de longue
durée.
Jusqu’à présent,
pour toutes les affections de longue durée (ALD), les indemnités journalières
en cas d’arrêt de travail pouvaient être versées pendant une durée maximale de
3 ans. Pour pouvoir bénéficier d’une nouvelle période d’indemnisation au titre
de la même maladie, l’assuré devait avoir repris son travail pendant au moins 1
an.
Désormais,
une distinction est opérée selon que l'assuré est atteint d’une ALD prise en
charge ou non à 100% par l'Assurance maladie (ALD exonérante ou ALD non
exonérante) :
- Pour
les assurés atteints d’une ALD non exonérante,
les indemnités journalières en cas d’arrêt de travail pourront être
versées pendant 1 an maximum.
- Pour
les assurés atteints d’une ALD exonérante,
les indemnités journalières en cas d’arrêt de travail restent versées
pendant 3 ans maximum.
Dans les deux
situations, la reprise d’activité nécessaire pour rouvrir un nouveau délai
d’indemnisation reste fixée à 1 an.
Entrée en vigueur :
les nouvelles règles d’indemnisation s’appliquent :
- Aux
arrêts de travail prescrits à partir du 15 octobre 2026.
- Aux
arrêts de travail en cours qui atteignent une durée de 6 mois à compter
du 15 octobre 2026.
- Les
assurés déjà en arrêt depuis plus de 6 mois au 15 octobre 2026 restent
soumis aux anciennes règles et peuvent être indemnisés pendant 3 ans
maximum.
Cette réforme est
susceptible d'avoir des conséquences sur la prise en charge des arrêts de
travail des agents publics atteints d'une ALD non exonérante :
- Pour
les agents publics relevant du régime général de sécurité sociale
(agents contractuels, fonctionnaires IRCANTEC) : en cas de congé de grave
maladie (CGM) dépassant un an, il n’y aura plus d’indemnités journalières
qui viennent en déduction du maintien de rémunération de l’employeur.
- Pour
les fonctionnaires du régime spécial :
en cas de placement en disponibilité d’office pour raison de santé (DORS)
après épuisement des droits à congé de maladie ordinaire (CMO), il n’y
aura plus de versement d’indemnités de coordination versées par
l’employeur. À défaut, comme c’est déjà le cas après un congé de longue
maladie (CLM) ou de longue durée (CLD), l’agent qui en remplit les
conditions pourra bénéficier soit d’une allocation d’invalidité
temporaire (AIT) soit d’allocations de retour à l’emploi (ARE).
- Sanction
en cas d’arrêt de travail non justifié
Le décret n°2026-866
prévoit aussi la possibilité de pénaliser financièrementunassuré
qui abuse de sa qualité d’assuré social en vue d’obtenir de manière injustifiée
une « prescription d’arrêt de travail » sans lien avec son état de
santé.
Entrée en vigueur :
le 19 septembre 2026.
Pour aller plus
loin :
Décret n° 2026-866 du 16
septembre 2026 relatif à la durée maximale dérogatoire d'indemnisation pour
arrêt de travail et à la sanction des abus